Jeudi 24 février 2011
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16:35
Combien de drames de ce type faudra-t-il en France pour que
l'omniprésence du racisme parmi nous soit prise au sérieux et combattue comme il se doit ?
Près de 100 ans après le dernier bateau d’esclavagiste, 50 ans "après" la colonisation,
voilà où on en est dans un pays, la France (loin d'être un cas isolé), qui se prétend pays des droits de l'homme. La question est de savoir quel "homme" et quelle "femme", si la femme est comprise dans ce
concept d'homme, ce dont tout le monde peut douter... La barbarie occidentale après l'esclavage et la colonisation n'a pas fini de déployer son ingéniosité et sa créativité dans tous les
domaines, y compris ceux de la barbarie et de la sauvagerie "civilisée", opulente et "bien pensante".
J'ai honte pour tous les pays où une telle barbarie peut se produire sans qu'une réaction vive,
au-delà de la simple indignation, ne soit organisée en rempart définitif contre les discours racistes et les l'hypocrisies des sociétés qui s'accommodent de ces idées et ces comportements
qu'elles essaient de comprendre voire de justifier en lui accordant des « circonstances atténuantes ».
Les noirs et les peuples opprimés du monde en ont marre de s'"INDIGNER" Honorable Hessel et de DÉNONCER, ils ont
besoin d'ACTIONS concrètes, efficaces et durables contre la bêtise la plus abjecte. Plutôt que de s'"INDIGNER" nous devons "AGIR". Le racisme aboutit nécessairement au meurtre et à la violence,
tout le monde le sait. Un raciste est un meurtrier en puissance qui, bien souvent, n'a pas encore les moyens de son projet fasciste. Devons-nous attendre qu'il en ait les moyens ou devons-nous le
combattre maintenant avant qu'il ne mette son projet ignoble à exécution ? Question à deux sous aux esprits doués d'un minimum de bon sens...
La barbarie à col blanc, au caviar et au vin blanc dans les salons feutrés d'occident ou d'orient chauffés au pétrole
africain ou à l'uranium nigérien doit cesser ! Mais, pour ce faire, seule la voix des peuples unis contre l'injustice et l'arbitraire à l'instar du peuple tunisien suivi des héros égyptiens
et des martyrs libyens, seule cette voix qui fait nos dirigeants et nos lois, seules elles, seule souveraine, peut faire la différence et exiger que la démocratie ne soit pas l'alibi de la haine
destructrice et meurtrière contre les minorités quel que soit l'endroit du monde où elles ont décidé de s’installer pour faire leur vie. Le monde est un espace commun pour une seule humanité.
L’histoire de l’humanité est une histoire de migrations. Qui peut se targuer de n’avoir jamais migré ou d’en n’être pas le fruit ? Pourquoi devrait-il en être autrement aujourd’hui ? À
cause du fait que 20% de la population mondiale détient 80% de ses richesses volées la plupart du temps aux plus pauvres ? Pourquoi en occident personne ne voit le problème qui crève les
yeux ? Peut-être parce que ça crève tellement les yeux que nous ne pouvons plus le voir !?
Combattre et dénoncer l'ineptie raciste et l’inertie de ceux qui doivent nous protéger partout, en toute occasion,
quelle qu'en soit la forme et quel qu'en soient les auteurs tel doit être le credo de chacun d'entre nous. L'indignation et une première étape certes, mais pendant que nous nous indignons des
millions d'hommes et de femmes sont victimes de la violence verbale et physique des racistes de tout poil disséminés dans nos sociétés et souvent tapis dans l'ombre comme des
« collabos » jusqu'à ce que l'occasion de commettre une forfaiture se présente. Alors que les racistes sont aux aguets, faut-il que les minorités rasent les murs et se cachent pour
s’effacer de leur vue ?
Arrêtez de vous "indigner" et AGISSEZ contre ce fléau qui au XXIe siècle encore gangrène plus que jamais
les sociétés occidentales, arabes, maghrébines et même africaines. Il ne saurait y avoir de degré d'acceptabilité de la stupidité meurtrière et de la violence d'un groupe d'êtres humains contre
un autre groupe d'êtres non moins humains. « Étrangers » ou « sans-papiers » n'affecte en rien notre humanité ou notre dignité d'humains, être riche ou pauvre, encore moins,
savant ou ignorant, non plus.
Alors, l'application de la règle d'or et du principe de charité doit valoir pour tout le monde et le maître mot,
c'est RESPECT. Respectez les autres comme vous aimeriez être respecté et comme vous souhaiteriez qu'ils vous respectent en tout en lieu et en tout temps. Nul n'a le monopole de l'humanité, malgré
le discours idéologique « hégémonisant » des nations occidentales, par conséquent ma différence ne saurait faire de moi un humain moins digne qu'un autre, autrement il ne faudrait être
minoritaire nulle part au risque de se livrer soi-même à la vindicte populaire et au lynchage, ce serait une application bête et méchante du principe de réciprocité... Et, ce serait, en toute
beauté, le début du CHAOS !